VERS L’ACCES UNIVERSEL A LA PREVENTION, AU TRAITEMENT, AU SOINS ET AU SOUTIEN
En 2005, au sommet de Gleneagles, qui réunissait les pays les plus riches, il a été donné de constater que malgré les efforts développés par la communauté internationale pour lutter contre le VIH/sida, la riposte demeurait insuffisante pour atteindre en 2015 les Objectifs du Millénaire pour le Développement. Ainsi, lors de l’Assemblée mondiale des Nations Unis de 2005, tous les Etats Membres ont adopté la déclaration d’engagement sur l’accès universel en faveur d'une riposte tous azimuts et de l'accès universel aux services de prévention, de traitement, de soins et de soutien.
L'accès universel est un concept à valeur d'objectif qui traduit l’engagement pris à l’échelle mondiale pour élargir et intensifier l’accès à la prévention, au traitement, aux soins et à l’appui en matière de VIH.
Il est le prolongement du combat pour l'accès des personnes vivant avec le VIH au traitement, pour le droit d'accès aux services de prévention auquel chaque être humain peut prétendre, pour l'égalité du statut de la femme, pour les droits des communautés marginalisées, et pour le droit des enfants à l'éducation, aux soins et à l'appui.
Voici quelques chiffres pour nous montrer l’ampleur des efforts à fournir :
- Chaque jour, ce sont 7.400 personnes qui s’infectent dans le monde
- Sur les 9 millions de personnes qui ont besoin de traitement, seulement 4 millions sont sous ARV.
- 4% seulement des 4 millions d’enfants à risque bénéficient d’ARV
- Pour 2 personnes débutant le Traitement, 5 autres sont infectées
La mise en œuvre de l’accès universel devrait permettre à plus de 6 millions de personnes de bénéficier des ARV et d’éviter plus de 2 millions ½ de nouvelles infections et sauver 1,3 millions de vies.
Pour ce qui concerne spécifiquement l’Afrique, il y a eu en mars 2006, une consultation continentale à Brazzaville sur l'intensification à une plus grande échelle des interventions visant à réaliser l'accès universel en Afrique. Convoquée par l'Union Africaine avec l'appui de l'OMS, de l'ONUSIDA, de la CEA et du DFID (deux organes de l’Union Africaine), les Gouvernements, les Parlements, la société civile, les personnes vivant avec le VIH, les femmes et les jeunes, les organisations religieuses et le secteur privé, ont salué la contribution cruciale que les communautés et les Gouvernements apportent à la lutte contre le VIH/sida...
Le processus de la consultation nationale pour l’Accès Universel en Côte d’Ivoire a été lancé à la mi-décembre 2005 et a bénéficié des orientations de l’ONUSIDA et de l’OMS au niveau national. A cet effet, trois réunions ont été tenues respectivement en décembre 2005 et en janvier 2006 pour partager les directives au sein des foras de coordination existant notamment le Groupe Thématique et le Groupe Technique de Travail élargi aux secteurs public et privé, à la société civile, au secteur privé et aux partenaires au développement...
>>>QUELQUES RESULTATS DE LA CONTRIBUTION DU SECTEUR SANTE A LA LUTTE CONTRE LE SIDA EN COTE D’IVOIRE
Dépistage et service de conseils
Sur un total de 2933 établissements de santé, seulement 457 disposaient de services de conseils et de dépistage du VIH, soit 16% en décembre 2008.
De janvier à février 2007, 51% des professionnels du sexe ont bénéficié d’un dépistage au VIH au cours des 12 derniers mois et connaissent leur résultat alors que chez les hommes ayant des rapports avec des hommes (HSH), ce pourcentage est de 57...
Sur un total de 2933 établissements de santé, seulement 457 disposaient de services de conseils et de dépistage du VIH, soit 16% en décembre 2008.
De janvier à février 2007, 51% des professionnels du sexe ont bénéficié d’un dépistage au VIH au cours des 12 derniers mois et connaissent leur résultat alors que chez les hommes ayant des rapports avec des hommes (HSH), ce pourcentage est de 57...







