Dans un récent rapport sur les avancées de la lutte contre le sida dans le monde, l’Onusida relève une diminution du taux d’infection à 25% de 2001 à 2010: une nouvelle encourageante pour la lutte contre la pandémie.
Pourtant des efforts restent encore à faire en matière de mise sous traitement des personnes vivant avec le VIH. Seulement 06 millions de patients sont sous traitement contre 10 millions en attente de traitement, alors qu’on déplore chaque jour près de 7.000 nouvelles infections.
En effet, en 2011, ce sont plus de cinq millions de jeunes âgés entre 15 et 24 ans qui ont été contaminés par le virus du sida. En régression de 12% depuis 2001, ce chiffre reste encore très alarmant d’autant plus que quatre millions des jeunes contaminés sont localisés en Afrique subsaharienne. Parmi ceux-ci, 60% des jeunes séropositifs sont de sexe féminin, avec 72% des cas en Afrique subsaharienne, démontrant une féminisation de la pandémie sur le continent, précise le rapport.
D’où l’intérêt d’insister sur la prévention, la lutte contre la discrimination et la stigmatisation, qui restent, jusqu’à présent l’une des meilleures armes pour lutter contre le VIH/sida. Cependant, il reste à résoudre l’épineuse question du financement de la lutte.
En Afrique, avec le plus grand nombre de personnes vivant avec le VIH, le financement de la lutte provient essentiellement des bailleurs, notamment des Etats-unis qui ont fourni près de 80% de l’aide internationale ces dix dernières années.
L’un des objectifs majeurs restent à pouvoir mettre sous traitement près de 13 millions de patients et à réaliser «Zéro nouvelle infection à VIH. Zéro discrimination. Zéro décès liés au sida. » d’ici 2015, a invité Michel Sidibé, directeur exécutif de l’Onusida.
30 ans après la découverte de la maladie, l’organisation estimait à 34 millions le nombre de patients vivant avec le VIH/sida qui a déjà causé 30 millions de décès.