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Focus1

Maison d’accueil et de transit–Renaissance Santé de Bouaké

La Maison d’accueil et de transit de Bouaké est la première dans toute la Région de la Vallée du Bandama. M. Koffi Kouadio (sociologue et gérant de cette maison) nous la présente.

Lors de la prise en charge des personnes vivant avec le VIH de la Région de Bouaké, il nous a été donné bien souvent de constater que certaines

parmi elles arrivaient de loin pour des soins et n’avaient aucun endroit où séjourner ; d’autres étaient victimes de stigmatisation et étaient rejetées par leur famille. L’ONG Renaissance Santé Bouaké a eu l’idée d’offrir à ces personnes, la possibilité de se restaurer ou même d’être être hébergées,durant le temps des examens ou en attendant la consultation. Ainsi est née la maison d’accueil et de transit de Bouaké.

Fonctionnement de la maison
Une stratégie a été mise en place par toutes les ONG de lutte contre le VIH de la Région de la Vallée du Bandama. Quand elles reçoivent les personnes déclarées séropositives, elles les réfèrent d’abord à l’ONG de PVVIH « Bouaké Eveil ». Cette structure réfère ensuite à la maison de transit, les malades qui en ont besoin en attendant leurs rendez-vous médicaux, ou encore pour leur prise en charge psycho sociale. Le continuum de soins est ainsi assuré.
Cependant en cas d’urgence, en accord avec le gérant et selon la disponibilité de la nourriture et de lits, la personne peut-être immédiatement accueillie. La maison de d’accueil et de transit ne reçoit que des pensionnaires qui lui ont été référés. Les habitués réservent leur place en fonction de leurs prochains rendez vous et le gérant suit ces dates auprès des centres de santé qui doivent les recevoir. Ainsi, la planification est mieux faite.
Avec une capacité de 13 lits pour un séjour moyen de 3 jours, la maison accueille jusqu’à 300 personnes/mois .Parfois les séjours sont plus prolongées pour les personnes en rupture de bans ou encore les malades dans un état de délabrement psychologie.

Les services que proposent la maison d’accueil et de transit
Cette maison offre un logis, la prise en charge alimentaire, nutritionnelle et psychosociale aux PVVIH.
Notons que cette maison de transit et d’accueil n’est pas un centre de santé.
Elle a des rencontres avec les hommes ayant des rapports sexuels avec les hommes et les professionnels du sexe si ces personnes sont des PVVIH.

Le personnel
Le personnel est composé du gérant et son adjoint, deux gardiens (un le jour et un autre pour la nuit), une cuisinière, une animatrice en prise en charge psycho-sociale qui s’entretient tous les jours avec les pensionnaires. Elle est appuyée par l’assistante sociale du centre de santé de Renaissance Santé Bouaké.
Le financement
Il y a un Conseil de gestion. Les ONG de lutte contre le sida réunies au sein de la COVALBSI participent au financent de la Maison de Transit.
Elle a reçu des appuis du FNLS pendant 6 mois en 2009 pour la prise en charge nutritionnelle ainsi que l’ONUCI, lors de la Journée Mondiale de Lutte contre le Sida de 2009. L’ONG Care International a réhabilité l’actuelle maison en 2008 après la crise de 2002.
D’une manière générale les financements sont insuffisants.

Pérennisation
La Coordination des Ong de la Vallée du Bandama engagées dans la lutte contre le Sida (COVALBSI) a obtenu des autorités administratives, un ancien bâtiment administratif situé au quartier Belleville pour la future maison d’accueil et de transit par la préfecture. Ce bâtiment doit être réhabilité.
La maison d’accueil et de transit a un projet de cultures maraichères, qui devrait lui permettre de couvrir les besoins en denrées alimentaires. L’excédent de production sera commercialisé et servira aux autres charges de la maison. Elle envisage aussi d’ouvrir une superette à Bouaké, qui est une ville en reconstruction et une ferme avicole. Mais il faut des financements. Pour ce faire, elle continue de faire des plaidoyers auprès de collectivités locales et des opérateurs économiques.

 

 

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