L’engagement de haut niveau du gouvernement ivoirien dans la lutte s’est traduit par la création, le 24 janvier 2001, d’un Ministère spécifiquement chargé de la lutte contre le SIDA (le MLS). L’idée était de donner un signal fort en créant un Ministère chargé de la coordination des interventions de lutte contre le VIH /SIDA, du suivi de la politique du Gouvernement en matière de SIDA et de la mise en œuvre de la réponse nationale.
Avec la création de ce département ministériel, la lutte connaît désormais une organisation plus formelle et permet d’apporter une réponse plus rationnelle et plus efficace à la pandémie. La décentralisation et la multisectorialité deviennent les stratégies majeures sur lesquelles se fonde la lutte contre ce fléau.
Cette volonté politique affichée a facilité l’implication de tous les secteurs d’activités dans la lutte contre le VIH/sida sur toute l’étendue du territoire national. Ainsi, « le SIDA, l’affaire de tous ! » devient le slogan du Ministère.
Aussi, dans le cadre de la politique de décentralisation et de multisectorialité ainsi que pour une meilleure efficacité de la réponse nationale à la pandémie, des attributions spécifiques en matière de lutte contre le SIDA ont été données à des départements ministériels autres que le MLS ainsi qu’à différents organes chargés de la coordination de la lutte au niveau central, sectoriel et décentralisé.
L’objet de ce document est de rappeler les organes d’administration et de coordination de la lutte, et définir les attributions qui leur sont assignées dans le cadre de la réponse nationale au VIH/sida.
A. LE CADRE INSTITUTIONNEL
1. LE MINISTÈRE DE LA LUTTE CONTRE LE SIDA
Le MLS joue le rôle de "manager principal" dans la mise en œuvre de l’action gouvernementale. Ses principales missions sont de faire du plaidoyer, d’assurer la coordination des interventions de la lutte contre le SIDA, de faire la mobilisation des ressources, d’assurer le suivi-évaluation des interventions de lutte contre le VIH/SIDA.
2. AUTRES MINISTERES AYANT DES ATTRIBUTIONS SPECIFIQUES
a- Le Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique (MSHP)
b- Le Ministère de la Communication
c- Le Ministère de la Fonction Publique et de l’Emploi
d- Le Ministère de l’Education Nationale
e- Le Ministère de la justice et des Droits de l’Homme
Certains ministères, sans avoir des attributions gouvernementales spécifiques, sont réputés être des secteurs clés. Il s’agit des ministères des Affaires sociales, de la Défense, de la Jeunesse, Agriculture, Transports et Intérieur.
1. LE PROGRAMME NATIONAL DE PRISE EN CHARGE MEDICALE DES PERSONNES VIVANT AVEC LE VIH/SIDA (PNPEC)
Le PNPEC est chargé de coordonner les activités relevant du volet sanitaire de la lutte contre les IST/VIH/sida et de contribuer à la réduction de la morbidité et de la mortalité liées aux IST/VIH/sida par la coordination des activités de type promotionnel, préventif et de recherche. La politique de prise en charge par le PNPEC passe par le conseil et dépistage volontaire, la prévention de la transmission Mère-Enfant, l’accès aux soins, la gestion des médicaments et autres intrants, la gestion des ressources pour l’approvisionnent des médicaments et autres intrants et la mobilisation sociale.
- Contribuer à la réduction de la morbidité et de la mortalité liées à la tuberculose, par des
activités de type promotionnel, préventif, curatif et de recherche
- Contribuer à un meilleur impact sur le système de santé
A côté de ces ministères et programmes qui interviennent dans la lutte contre le SIDA, plusieurs autres organes aux niveaux national, sectoriel, et décentralisé. Ces organes ont des attributions dans la coordination des actions de la lutte.
A. LA COORDINATION AU NIVEAU CENTRAL
1. LE CONSEIL NATIONAL DE LUTTE CONTRE LE SIDA (CNLS)
de fournir un forum pour le dialogue et le partage de l’information,
d’anticiper, recevoir et orienter les initiatives et mécanismes de financement existants et émergeants,
de renforcer les liens horizontaux et verticaux entre le système des Nations Unies, les agences bilatérales, le gouvernement, la société civile, les personnes vivant avec le VIH/SIDA et les autres parties prenantes,
de promouvoir les actions conjointes en matière de planification et de financement,
de développer les stratégies conjointes de mobilisation des ressources.
1. LES COMITES SECTORIELS DE LUTTE CONTRE LE SIDA (CSLS)
Il convient de noter que chaque secteur a sous sa responsabilité les acteurs du secteur notamment les réseaux d’ONG et les faîtères chargées de coordonner pour le compte du secteur.
1. LES COMITES DECENTRALISES DE LUTTE CONTRE LE SIDA
a- Les Comités Régionaux de Lutte contre le Sida (CRLS)
Présidés par les Préfets de Région. Ils ont pour rôle de faciliter la planification, de mobiliser les ressources, d’assurer le suivi de la mise en œuvre, d’assurer la coordination, et de rendre compte au niveau central.
Ces comités sont présidés par le Gouverneur du district. Il s’agit des districts d’Abidjan et de Yamoussoukro. Leur rôle s’apparente à celui des comités régionaux.
c- Les Comités Départementaux de Lutte contre le SIDA (CDLS) Présidés par les Préfets de Département, les CDLS ont pour rôle de faciliter l’élaboration des plans opérationnels à partir du plan régional, de mobiliser les ressources, d’assurer le suivi de la mise en œuvre, d’assurer la coordination et de rendre compte au niveau régional.
Les CCLS, présidés par les sous-préfets, sont chargés de faciliter l’élaboration des plans opérationnels au niveau communal, de mobiliser les ressources nécessaires, d’assurer le suivi de la mise en œuvre, et de rendre compte au niveau départemental.
e- Les Comités Villageois de Lutte contre le SIDA (CVLS)
Les CVLS sont présidés par le Chef du village. Ils sont chargés de l’élaboration et de la mise en œuvre du plan d’action villageois à partir du Plan Communal.
2. LES CELLULES TECHNIQUES D’APPUI AUX INITIATIVES LOCALES (CTAIL)
Les CTAIL sont des entités déconcentrées du MLS. Elles sont la cheville ouvrière des comités décentralisés. Créées pour opérationnaliser ces comités, elles sont chargées d’assurer le secrétariat des comités décentralisés, du suivi des politiques et stratégies nationales, de la coordination des activités de financement au plan local, le Suivi-évaluation des activités au plan local et du renforcement des capacités et/ou développement de partenariats.





Organisation de la lutte










